Cloud ou sur site : que choisir pour une organisation en croissance

Baies de serveurs et d'équipements réseau dans une salle serveur

« Faut-il passer au cloud ? » La question revient dans presque tous nos premiers rendez-vous. La réponse dépend de votre connexion internet, de votre budget et de ce que vos règles en matière de données autorisent. Pour la plupart des organisations, ce n'est pas tout ou rien.

Ce que recouvre chaque option

Sur site signifie que vos serveurs se trouvent dans vos propres locaux. Vous possédez le matériel et le contrôlez, mais vous devez aussi l'alimenter, le refroidir, le sécuriser, le sauvegarder et le remplacer lorsqu'il vieillit. Le cloud consiste à louer de la puissance de calcul et des applications auprès d'un fournisseur et à y accéder par internet. Il n'y a pas de matériel à acheter et vous pouvez augmenter ou réduire la capacité selon vos besoins. En contrepartie, vous dépendez de votre connexion et payez un abonnement chaque mois.

Cinq points à vérifier avant de décider

1. La connectivité

Dans de nombreux marchés africains, c'est généralement le facteur décisif. Un système cloud n'est pas plus fiable que la liaison qui y mène. Si un bureau fonctionne sur une seule connexion instable, tout passer dans le cloud signifie que le personnel est à l'arrêt à chaque coupure. Avec deux liaisons et une bascule automatique, le cloud devient un choix bien plus sûr. Avec une seule liaison fragile, gardez sur site les systèmes dont les équipes ont besoin à toute heure.

2. La répartition des coûts

Le sur site représente un achat important au départ (investissement), auquel s'ajoute la maintenance. Le cloud est un coût d'exploitation mensuel qui varie avec l'usage. Aucun des deux n'est moins cher par principe : tout dépend de la charge de travail et du nombre d'années sur lequel vous raisonnez. Le cloud convient plutôt aux besoins en croissance ou qui varient d'un mois à l'autre. Posséder le matériel peut revenir moins cher pour des charges stables et lourdes que vous comptez exploiter pendant des années.

3. Le contrôle de vos données

Certaines organisations ont des raisons contractuelles ou réglementaires de conserver certaines données dans le pays ou sous leur contrôle direct. Notez précisément ce que ces règles exigent avant de décider. Souvent, seule une partie des données est sensible et le reste peut être déplacé sans difficulté.

4. La résilience

Les grands fournisseurs de cloud disposent d'une redondance et de sauvegardes qu'il serait coûteux de mettre en place vous-même. Mais la résilience, c'est aussi pouvoir continuer à travailler lorsque la connexion au cloud est coupée : les sauvegardes locales et une solution de repli hors ligne restent donc importantes.

5. Vos propres capacités informatiques

Exploiter correctement des serveurs sur site demande des compétences et du temps. Le cloud transfère une grande partie de ce travail au fournisseur (et à celui qui gère votre informatique), ce qui permet à une petite équipe interne de se consacrer à l'activité plutôt qu'à la salle serveur.

Pourquoi nous recommandons généralement l'hybride

Pour la plupart des organisations en croissance de la région, nous recommandons une configuration hybride. La messagerie, les outils collaboratifs comme Microsoft 365 et les applications destinées aux clients vont dans le cloud, où le personnel peut y accéder de n'importe où. Les systèmes sensibles à la latence, ou qui doivent continuer à fonctionner quand internet est coupé, restent sur site avec une copie de sauvegarde dans le cloud. Ajoutez une seconde liaison internet avec bascule, et une seule panne n'arrête plus toute l'activité.

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